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Voyages et conversations avec Daaji, 27 au 30 mai 2019

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Voyages avec Daaji dans le Maharashtra

Kolhapur, Miraj, Sangola et Solapur

 

Lundi 27 mai

Le matin, après avoir conduit la méditation Daaji a quitté Satara pour Kolhapur. En chemin, il s’est arrêté pour donner la méditation à Karad dans le magasin d’un pratiquant; en sortant il a remarqué une statue du Seigneur Krishna posée par terre dans une vitrine. Il a aussitôt montré la statue et leur a demandé de l’installer en hauteur afin d’éviter le contact avec les pieds des gens.

Arrivé à Kolhapur, Daaji est allé se reposer à l’hôtel, et à 17h 30 il a visité un ashram donné par une famille. Malgré sa fatigue, il a gentiment accepté leur invitation à découvrir l’ensemble du lieu.


Vers l’infini


voyages-et-conversations-avec-daaji-27-mai-au-30-2019-1À 18h, Daaji est arrivé dans l’immense salle de style théâtre qui était pleine à craquer. Après la méditation, il a fait un discours et a répondu aux questions. La session a débuté par une question de Daaji: «Combien d’entre vous ont lu le livre Vers l’Infini?». Il a poursuivi: «Vers l’Infini et l’Efficacité du Raja Yoga sont les livres qui donnent une feuille de route de notre voyage infini, là où nous devons nous rendre. Je demande à tous ceux qui pratiquent de façon très sérieuse, de bien vouloir lire ces livres.

En parlant d’évolution spirituelle, il a dit: «Ne devenez pas esclaves de préférences et d’aversions. Vous devez vous élever au-dessus de tout ceci. Saint Kabir ou Saint Rahim dit:

«Chaah gayi chinta gayi manva beparvaha
Jinko kachu na chahiye wo sahensah ka sah»

ce qui signifie: «Si vos désirs cessent, alors vos soucis cesseront également, et votre mental sera léger. Celui qui n’a besoin de rien est le roi des rois.»

«C’est la raison pour laquelle notre prière au Sahaj Marg nous emmène dans cette direction. Ne gardez aucun désir, ne soyez pas esclaves de désirs. C’est pourquoi Babuji a donné une solution simple: fixez votre but et gardez vos distances par rapport aux désirs.»

Il a répondu à de nombreuses questions de l’auditoire, notamment:

Q: Existe-t-il des personnes éclairées dans le monde d’aujourd’hui?

Daaji: Il se peut qu’il existe une personne éclairée mais elle n’en saura rien et ne pourra donc pas en parler. Ces êtres sont comme une goutte d’eau qui a fusionné avec l’océan, où il ne reste plus de goutte pour parler de l’océan. Alors tenez-vous à l’écart de ceux qui prétendent être des êtres éclairés ou réalisés.

Q: Quelle attitude devrait-on avoir pour approcher Dieu?

Daaji: Il faut développer une attitude de vide, qui peut créer une vacuité dans le cœur, et attirer la Grâce divine. Approchez Dieu avec l’innocence absolue d’un enfant et un cœur sans désirs.

Q: Même lorsque nous savons que certaines choses ne sont pas justes, ne devraient pas être faites, nous finissons encore par les faire. Comment en finir avec ça?

Daaji: La première étape de la Sadhana Chatushtaya est d’amener Viveka, un sens du discernement entre le bien et le mal. Le souvenir constant du Seigneur dans le cœur nous protège de l’hésitation.»

Sur le chemin de retour vers l’hôtel, Daaji a posé des questions sur la méditation de groupe. En réponse, un pratiquant a décrit ses observations, et a demandé à Daaji comment atteindre un état d’esprit particulier. Daaji a dit: «Abandonnez-vous à Dieu, abandonnez-vous aux pratiquants et servez.»

Mardi 28 Mai


Communion silencieuse


Daaji a quitté Kolhapur tôt dans la matinée. Sur le chemin, il s’est arrêté à un endroit appelé Miraj. Il a conduit la méditation de 9h15 à 10h dans une salle publique louée pour l’occasion. Un silence total régna immédiatement dans la salle, alors que tout le monde était instantanément absorbé à l’intérieur. Après une méditation aussi profonde, il ne restait véritablement rien à dire. En l’espace de dix minutes, Daaji était dans la voiture et en route pour la prochaine destination.

La région entre Miraj et Sangola a souffert du manque de pluie au cours des sept dernières années. La souffrance des gens était visible, rappelant à chacun la nécessité d’économiser l’eau. Sagar était le copilote pour cette partie du voyage, et la discussion s’est orientée sur la façon dont les mantras avaient été utilisés dans le passé pour soigner les gens. Il a demandé si les mantras étaient porteurs d’énergies spéciales. Daaji a souligné que tout dépend du sankalpa (suggestion). Le sankalpa de personnalités divines est porteur de la volonté divine comme une force agissante, matérialisant l’intention. Il a parlé de Kunti, dans le Mahabharata, et de la façon dont elle utilisait le sankalpa dans sa vie. «Sa conception Niyogi est bien connue. Le fait est que par ses pouvoirs spirituels, elle pouvait, en état d’éveil, attirer différentes puissances divines en son sein. À cette époque le pouvoir de la volonté spirituelle était développé au point de transformer tout pouvoir de la Nature en quelque chose de vivant.»

Au moment du déjeuner, nous sommes arrivés à l’hôtel à Sangola. Daaji a immédiatement conduit une méditation de groupe; il est ensuite allé déjeuner et l’après-midi il s’est reposé. À 16h nous étions à nouveau en route.


Une nature paisible


À l’arrêt suivant, lieu connu sous le nom de Kasa Gaon, Daaji a visité une ferme. Il s’est assis sous un magnifique pipal, et sans même dire «s’il vous plaît commencez» il a fermé spontanément les yeux et tous ont fait de même. Les bruits de la nature nous enveloppaient, offrant une toile de fond sereine à notre méditation.

voyages-et-conversations-avec-daaji-27-mai-au-30-2019-2À tout moment que nous passons auprès de Daaji, même si nous ne parlons pas avec lui, il y a tellement à apprendre de ses façons de faire et de son comportement. Lorsqu’il a été présenté aux propriétaires de la ferme, il s’est assuré qu’ils avaient des chaises pour s’asseoir à côté de lui. Lorsque le propriétaire lui a présenté sa mère, une femme âgée de lignée royale, Daaji s’est levé immédiatement, l’a saluée et s’est assuré qu’elle avait une chaise pour s’asseoir. C’était pour nous tous une telle leçon de savoir-vivre et d’humilité.

Il s’est arrêté pour visiter la maison du propriétaire, puis chez un pratiquant qui a servi à tous les voyageurs des mangues fraîches, des raisins et des raisins secs de la ferme.

Nous sommes arrivés à Solapur dans la soirée. Daaji est allé faire une promenade tranquille dans l’ashram. Il a passé la nuit au cottage.

Mercredi 29 Mai

Le matin, Daaji s’est levé tôt. En allant se promener vers les 5 heures, Il a été surpris de voir des personnes du centre déjà réveillées et travaillant comme volontaires. Il a pris un peu de temps pour marcher avec eux.

À 7h30, il a conduit la méditation de groupe, puis un pratiquant a fait un bref discours de bienvenue. Dans la chaleur extrême de Solapur, il y a eu à midi une autre méditation de groupe créant un air frais et plus paisible!

À 18h, Daaji a conduit une autre méditation de groupe à l’ashram de Solapur, puis il a parlé et animé une session de questions-réponses. Il a ensuite demandé aux enfants de faire une autre démonstration de Brighter Minds. La réaction fut très positive avec l’intention de promouvoir ce programme dans les écoles publiques de la région de Solapur.

Daaji fut invité par Docteur Rajdenra Bharud, IAS, directeur général de la police de Solapur, à un dîner de travail dans sa résidence officielle. De nombreux fonctionnaires du gouvernement assistaient à ce dîner. Ils étaient tous assis sur le sol devant Daaji. Personne ne voulait s’asseoir sur les chaises. Les aspects traditionnels de la culture du Maharashtra étaient très évidents. Le Dr Bharud a prononcé un beau discours de bienvenue et a présenté Daaji, lui demandant de conduire une session de méditation et également de s’adresser à l’assemblée.

Dr Bharud a commencé la méditation Heartfulness il y a à peine trois mois, et pourtant on peut témoigner qu’il s’y est trouvé comme un poisson dans l’eau. On voyait à quel point le fait de se mettre à Heartfulness de façon assidue peut entraîner une transformation individuelle rapide. Voici quelques extraits des questions-réponses:


Des pensées au cours de la méditation


Q: Comment gérer les pensées durant la méditation?

Daaji: En général les pensées qui surviennent pendant la méditation concernent les problèmes de notre vie quotidienne, et c’est normal de les avoir, car ce n’est qu’alors que nous pouvons y trouver une solution. Aussi, lorsque des pensées surgissent pendant la méditation, notez-les simplement dans votre journal, c’est tout, et peu à peu elles cesseront de vous déranger. Imaginez que les pensées relatives à vos problèmes cessent de se manifester. Comment pourriez-vous résoudre vos problèmes?

Q: Parfois on n’a pas envie de méditer. Pourquoi?

Daaji: Habituellement, cela arrive quand on ne fait pas correctement la prière du coucher ou le nettoyage du soir. Mais parfois, si on essaie délibérément de méditer alors qu’on n’en a pas envie, la Nature nous aide et cela peut devenir une belle méditation. Persuadez-vous que même si vous n’avez pas envie de méditer le temps conseillé, vous allez essayer pendant au moins cinq minutes. Voyez ce qui se passe ensuite!

Q: Nous devenons ce sur quoi nous méditons. Alors, lorsque nous méditons sur notre cœur, que devenons-nous?

Daaji: Nous ne méditons pas sur le cœur mais sur la présence du Divin dans le cœur. Aussi commençons-nous automatiquement à absorber les qualités divines en méditant jour après jour.

Q: À propos des esprits, une dame s’est plaint d’être dérangée par l’un d’eux.

Daaji: Les esprits deviennent esprits à cause de désirs insatisfaits, et ils restent là pour les réaliser. Ils ont besoin d’amour, et la transmission les aide à se calmer. Cela peut également être fait par un pratiquant, en émettant juste cette pensée que: «La transmission vient de mon Maître bien-aimé et apaise l’esprit tourmenté.» Ça marche.

Q: Comment doit-on écrire un journal?

Daaji: Lisez le volume 1 de l’autobiographie de Babuji. C’est un bon exemple à suivre. Notez ce que vous avez ressenti ou, s’il n’y a rien eu, écrivez: «Je n’ai rien ressenti.» C’est aussi une observation. Écrivez sur votre condition, les pensées qui vous viennent, les rêves que vous voyez, l’état d’esprit dans lequel vous vous trouvez, etc.

Q: Comment puis-je aider mon mari et mon fils à devenir pratiquant?

Daaji: Laissez-les tranquilles. Ne les forcez pas, priez pour eux. Faites correctement votre pratique.

Q: Qu’est-ce que le véritable service envers vous et la Mission?

Daaji: Il doit y avoir de la vie dans votre service, faites-le avec le cœur, quoi que vous fassiez, sans l’intention de recevoir quoi que ce soit.

Q: Que signifie: «Là où s’arrête la religion commence la spiritualité, là où s’arrête la spiritualité commence la réalité…»?

Daaji: La religion nous donne la connaissance de l’existence de Dieu et de Son omniprésence, mais la spiritualité nous aide à en faire l’expérience. La réalité signifie ressentir ou voir les choses telles qu’elles sont, être capable de visualiser les fruits de l’action avant l’action. Puis peu à peu, nous dépassons le stade de l’expérience pour arriver à celui du devenir.»


La magie de Pranahuti (transmission)


Plus tard, il a dit: «Dans ce système du Sahaj Marg, il vous faut amener l’équilibre à la fois dans le monde spirituel et le monde matériel. Ne plongez pas trop loin dans le monde matériel au point d’ignorer vos responsabilités spirituelles, et ne plongez pas trop loin dans la spiritualité au point de vous décharger de vos responsabilités vis à vis de vos parents et de la société. Vous devez combiner les deux. Et c’est là qu’intervient la pranahuti, grâce à laquelle la pratique devient bien plus facile. Et le voyage spirituel d’un chakra à un autre, à un troisième, puis à un quatrième, devient très facile. À chaque chakra, notre conscience continue de changer et c’est ce que nous vivons ici.

La formatrice qui m’a donné mon premier sitting était illettrée. Le Guru était ailleurs, à Shahjahanpur. Je me suis dit: «Si la formatrice a de telles capacités spirituelles, qu’en sera-t-il du Guru?». C’est ainsi, qu’une année plus tard, pendant mes vacances d’été, j’ai eu l’occasion de le rencontrer. L’expérience que j’ai vécue était d’un autre ordre. Personne ici ne vous dit: «Faites ceci, faites cela». Il suffit de méditer et de faire le nettoyage dans la soirée, et le soir, au moment du coucher, de prier et de s’endormir, c’est tout. Faites juste ces trois choses. Le reste se fait tout seul. C’est la magie de pranahuti ou transmission. Vous pouvez demander à n’importe qui de faire la méditation mais à moins qu’il n’y ait une assimilation de la transmission, vous ne pouvez pas méditer.

«J’ai pris l’habitude d’aller voir mon Maître très souvent. À chaque vacance ou dès que j’en avais l’occasion, j’allais le voir.

Lorsque j’ai trouvé un travail, je lui ai dit: «Saheb, j’ai trouvé un travail».

La première question qu’il m’a posée a été: «Combien vas-tu gagner?»

Je lui ai dit: «J’aurai 700 roupies» – c’était en 1980. J’étais très content avec 700 roupies.»

Il a dit: «Comment vas-tu t’en sortir avec 700 roupies?»

Je n’ai pas accepté ce travail. En l’espace de quelques mois, j’ai eu l’opportunité d’aller aux États-Unis, et je m’y suis installé. Ce fut un moment crucial dans ma vie. Après m’être installé à New York, j’y ai ouvert de nombreuses pharmacies.

«Tout en faisant cela, j’ai continué à faire ma méditation du matin, le nettoyage du soir, et durant la journée, en faisant mon travail, l’état méditatif qui m’était accordé lors de la méditation se vivifiait. Bientôt cet état a perduré, inaltéré. J’étais toujours absorbé: d’un côté plongé à l’intérieur et de l’autre côté m’occupant de mon travail. Cela se produit simultanément et c’est grâce à la pratique soutenue par la transmission. Vous devenez un expert en la matière en quelques mois».

La journée s’est terminée assez tard dans la soirée. Daaji a décidé de retourner à Kanha le lendemain.

Jeudi 29 mai


Respecter l’étiquette


Ce bref voyage d’une semaine s’est terminé très rapidement. De bon matin, Daaji a conduit la méditation de groupe et a entrepris les six heures de voyage de Solapur à Kanha. De retour dans son appartement, il avait l’air plutôt détendu, faisant remarquer que ça avait été un bon voyage.

Il a partagé une vision simple:

«La région du cœur est le jeu des ‘likes and dislikes’ (préférences et aversions).

La région du mental est le jeu du ‘oui et non’.

Dans les régions supérieures, c’est le jeu du ‘Lui et du Je’.

Dans la région Centrale ce n’est rien: ‘C’est le royaume de ‘rien’ (aucune chose)!»

À l’origine, il était prévu que Daaji s’arrête à mi-chemin et prenne une pause d’une heure pour le déjeuner. Dans l’espoir de pouvoir se joindre à lui pendant cette pause, puis rentrer chez eux, quelques voitures remplies de jeunes de Solapur l’ont suivi. À leur grande surprise, Daaji a sauté la pause prévue. Au lieu de cela, il semblait déterminé à ne pas perdre de temps et filait vers Kanha.

Entre temps, comme s’il pouvait sentir nos besoins, Daaji a fait une courte pause de dix minutes dans un hôtel, où il a commandé des idlis et des vadas pour tous ceux qui faisaient le voyage. Après avoir fini son repas, il s’est assuré que tout le monde avait mangé avant de s’excuser et sortir de table. Avant même qu’on ne s’en rende compte, il était dans la voiture et sur le chemin du retour!

voyages-et-conversations-avec-daaji-27-mai-au-30-2019-3Le groupe de dix à quinze jeunes, qui avait au départ prévu de s’arrêter à mi-parcours et de rentrer à Solapur, a suivi jusqu’au bout. Daaji les a donc tous invités pour le dîner. Vers la fin de la soirée, il a demandé comment ils allaient rentrer, s’ils avaient suffisamment de place dans les voitures, etc. Il leur a conseillé de partir tôt le lendemain matin afin d’arriver avant midi et éviter la chaleur de la mi-journée.

La sollicitude de Daaji envers ses invités et son savoir-vivre sont réellement impressionnants. Cela fait penser à la façon dont Babuji décrit Lalaji dans sa présentation du premier chapitre de Vérité Eternelle: «Son élégance était l’expression extérieure de l’harmonie intérieure de son âme.»

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