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Voyages et conversations avec Daaji, 24 au 26 mai 2019

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Voyages avec Daaji dans le Maharashtra


En période de disruption


La plupart d’entre nous considère la fierté, l’ego et la passion comme des forces négatives qui ne contribuent pas à notre évolution. Est-il possible d’utiliser ces énergies pour le bien commun? Daaji a expliqué cette idée en disant: «Il s’agit d’orienter ces énergies de façon positive vers la recherche spirituelle. Même la fierté bien placée peut devenir une force efficace dans notre élévation spirituelle.» Il a rappelé l’appel de Swami Vivekananda: «Donnez-moi des hommes de passion.»

Il y avait dans l’atmosphère un sentiment de préparation. Après être resté presque quatre mois à Kanha, Daaji était sur le point d’entreprendre un autre voyage par la route. Nombreux étaient ceux qui attendaient son arrivée avec impatience.

Vendredi 24 mai 2019, Pune

Daaji est parti après le déjeuner pour l’aéroport d’Hyderabad et a atterri à Pune à 16h20. Plusieurs pratiquants étaient là pour l’accueillir à son arrivée. Après avoir rassemblé nos bagages, nous avons tous pris place dans les différentes voitures des pratiquants qui s’étaient gracieusement portés volontaires pour nous accompagner. Daaji séjournait chez un pratiquant et, après avoir pu se rafraîchir rapidement, il a conduit immédiatement la méditation de groupe à 17h45 pour tous ceux qui étaient arrivés. Plus tard dans la soirée, d’autres pratiquants sont arrivés; ils se sont rassemblés en silence sur la terrasse et se sont préparés intérieurement en faisant leur nettoyage et en restant dans un état de prière. À 21h, Daaji est arrivé sur la terrasse et a conduit la méditation.

Samedi 25 mai 2019

À 9 heures, Daaji a conduit la méditation pendant une heure dans la salle de méditation de la famille. Il a fait remarquer que la méditation s’est terminée là où elle avait commencé. Plus tard, il a dit en souriant: «Cela ne veut pas dire que nous ne sommes allés nulle part!» Beaucoup de pratiquants ont ressenti que la méditation avait été superbe. Daaji a rencontré des visiteurs et fait le point sur les projets d’ashram pour cette zone. Il y avait des discussions légères et des rires, parfaite préparation pour la session disruptive de la soirée! Il a fait remarquer que la disruption peut être positive.

Il y a eu un bref incident: Daaji a été présenté à un habitant des environs qui s’est présenté comme un professionnel et un propriétaire voisin. Au bout d’un moment, Daaji lui a demandé s’il avait pris trois sittings, ce qui a semblé déconcerter cette personne. Quelqu’un présent dans la pièce a répondu que cette personne était formateur et coordinateur d’un centre proche. Daaji a ri et lui a demandé pourquoi il ne s’était pas présenté comme formateur dès le départ.

La personne a répondu innocemment: «Babuji a dit que les formateurs ne devraient pas avoir d’ego et ressentir que ‘je suis formateur».

Daaji a offert une superbe réponse: «Babuji a également dit qu’il n’y a pas d’ego à dire que vous avez une maîtrise de sciences si c’est le cas. L’ego se manifeste quand nous disons que nous avons un doctorat alors que nous n’avons qu’une maîtrise.» En le taquinant, il lui a demandé: «Lorsque vous vous êtes présenté comme propriétaire terrien, n’y avait-il pas là de l’ego?».

Plus tard dans la matinée, un architecte est venu lui montrer le projet d’un jardin que l’Institut Heartfulness va réaliser dans la ville avec l’accord du gouvernement. Après avoir regardé les plans, Daaji a directement retourné la feuille et a commencé à dessiner un nouvel aménagement permettant au jardin de paraître plus spacieux et plus propice à la méditation.

Après le déjeuner, Daaji est parti en voiture pour l’hôtel Hyatt où le journal Hindustan Times & Mint avait organisé un séminaire de formation sur ‘Le rôle de l’éducation à l’âge de la disruption’. Parmi les invités se trouvaient d’éminents vice-recteurs et professeurs d’universités locales, dont beaucoup avaient été invités personnellement par des volontaires du centre de Pune. Ils ont commencé à arriver à 17h15, et ont pris du thé et des snacks jusqu’à 18h15, heure du début du programme.

Après que les organisateurs aient présenté Heartfulness, le Heartfulness Education Trust et Daaji au public, ce dernier est monté sur scène. Il a parlé brièvement, puis des enfants du centre local ont fait une démonstration de Brighter Minds.

Voici quelques extraits de son discours:


Éducation, intérêt et observation


«L’éducation est en fait un sujet épineux. En même temps, ce n’est pas si difficile car à chaque instant de notre vie, que nous allions à l’école ou pas, que nous allions à l’université ou pas, nous apprenons quelque chose de la vie elle-même. Il y a deux éléments fondamentaux qui sont requis pour que nous puissions ‘apprendre’ quelque chose: l’intérêt et l’aptitude à observer.

«Comment développer l’intérêt? Comment encourager les enfants à être plus observateurs? J’aimerais répondre à ces questions au moyen d’une expérience concrète, en vous montrant ce que peuvent faire des enfants. Le programme Brighter Minds que nous offrons développe littéralement le mental, et bien plus encore!

«Ce programme est en fait un facteur de disruption, pas de façon négative mais de façon très positive. La disruption n’est pas forcément négative. Elle peut également amener du changement pour le meilleur. Songez à l’époque où vous aviez des disques vinyles, toute la pièce pouvait en être remplie. Puis est arrivée l’époque des cassettes – souvenez-vous des cassettes de soixante minutes, des cassettes de quatre-vingt-dix minutes? Cela prenait moins de place. Puis est arrivé le CD, et ensuite la clef USB. C’est aussi une disruption grâce aux évolutions technologiques. Aussi la disruption n’est-t-elle pas forcément si préjudiciable pour la société. Elle a ses aspects positifs et ses aspects négatifs.


Brighter Minds est une disruption positive


«Pour moi ce programme Brighter Minds est une disruption positive dans le domaine de l’éducation. Vous allez pouvoir le constater par vous-mêmes.

«J’aimerais maintenant inviter ces enfants à montrer ce qu’ils ont appris. Ce dont vous allez être témoin est juste quelque chose de superficiel, mais ce qui se passe réellement en eux, est au-delà de toute description. Une fois qu’ils auront terminé leur démonstration, vous souhaiterez redevenir un enfant, car ces choses ne peuvent être effectuées que par des enfants de moins de quinze ans. Si vous avez des enfants, des petits enfants ou des arrière-petits enfants, offrez-leur ce programme Brighter Minds et vous verrez un miracle se produire dans la famille.»

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Écouter sa conscience en écoutant son cœur


Ensuite, Daaji a poursuivi:

«Nous vivons dans un monde ‘VICA’. Ce qui signifie volatile, imprévisible, complexe et ambigu. Nous sommes, d’une manière ou d’une autre, sous influence, mais notre style de vie moderne n’est pas la seule chose à blâmer. Quelque part, de quelque façon, nous avons commencé à dégénérer notre système de valeurs car nous voulons tous avoir le bonheur avec un investissement moindre de notre part.

«De nos jours, la solitude est devenue une pandémie qui touche notre plus jeune génération, la génération millenium, pour la plupart. Même dans des pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni et le Japon, la solitude prévaut malgré tant de réussite économique.

«Pourquoi cela touche-t-il tellement nos enfants? Le facteur numéro 1 est que les parents sont trop occupés. Même lorsque les parents sont à la maison, ils sont occupés à regarder la télévision; nous avons fourni à nos enfants un refuge sûr pour qu’ils fassent tout ce qu’ils veulent sur Internet dans l’intimité de leur chambre. À cette époque du numérique, la plus grande menace pour nos enfants ne réside pas à l’extérieur mais à l’intérieur de notre propre foyer dans nos téléphones et ordinateurs portables. Les parents devraient se demander quelle sorte d’exemple nous donnons à nos enfants sur la façon d’utiliser sagement la technologie?

«Les parents d’aujourd’hui pensent que les institutions éducatives vont s’occuper de leurs enfants, les élever et en faire de bons citoyens, alors que les institutions pensent que c’est le rôle des parents. Je pense que nous devrions rechercher un équilibre. D’une manière ou d’une autre, nous devrions faire tout ce qui nous pouvons pour jouer notre rôle. Que les parents jouent leur rôle et, en même temps, les enfants peuvent être sensibilisés à leur propre responsabilité personnelle.

Comment y arriver? Les Yoga Shastras, Vivekachudamani, l’Ashtanga Yoga et les six branches du yoga commencent tous par souligner la nécessité de Viveka. Viveka est nécessaire dans tout ce que nous faisons, que ce soit la science yogique, la spiritualité, la religion ou la vie matérielle. Viveka signifie discernement. Que discernons-nous? Nous pouvons commencer par: «Qu’est ce qui est bon pour moi, qu’est ce qui est mauvais pour moi?». Chaque enfant doit être capable de percevoir: ‘Ce que je prévois de faire ensuite – est-ce bon pour moi?’.

«Comment les enfants peuvent-ils le développer? Ce n’est pas qu’ils n’ont pas de conscience. Tout le monde a une conscience; même un très jeune enfant qui fait tomber un biberon de lait, va immédiatement regarder sa mère comme s’il avait fait une bêtise. Intuitivement, il comprend que quelque chose s’est mal passé. Les adultes n’ont-ils pas de conscience? Nous avons tous une conscience, mais nous l’occultons. Nous pensons: «Faisons-le, et on s’inquiétera des conséquences plus tard.» À chaque fois que nous occultons notre conscience, elle devient de plus en plus silencieuse, et finalement, le cœur cesse de donner des signaux. Dès l’instant où votre cœur cesse de donner des signaux, vous pouvez vous considérer comme mort spirituellement.

«Comment sortir d’une telle situation? Comment sensibiliser le cœur? Tout comme l’intuition peut être intensifiée, la conscience peut être développée. Ayant développé un certain niveau de conscience, comment insuffler aux enfants ou d’ailleurs aux adultes, le courage de suivre les signaux du cœur? Comment insuffler du courage pour que, quoi qu’il arrive, ils fassent ce qui est nécessaire et ne reviennent pas en arrière? Ils n’auront pas peur de faire ce qui est juste. Les enfants devraient être encouragés à ressentir le cœur: «Qu’est-ce qui est juste et qu’est ce qui ne l’est pas?” «Qu’est-ce qui est bénéfique pour moi, qu’est-ce qui ne l’est pas?».

Après le discours, Daaji a guidé les participants dans une méditation placebo d’environ cinq minutes, suivie de la relaxation Heartfulness et d’une méditation Heartfulness avec transmission. Il a également répondu à des questions sur des sujets variés, comme le stress, la génération Z, la méditation et ses effets bénéfiques sur la vie.

voyages-et-conversations-avec-daaji-24-mai-au-26-2019-2Dimanche 26 mai 2019

Daaji est parti tôt le matin pour l’ashram de Nanded où il a conduit la méditation de 9h. Il a ensuite invité le public à poser des questions. Personne n’avait de question à poser, il a alors plaisanté en disant que devoir parler après la méditation est très difficile. Sa condition fondamentale est celle d’être sans pensée, aussi les questions l’aident-elles à lui inspirer des réponses. Il a quand même poursuivi:


Le bonheur et le malheur


«Avec le temps, les choses que nous utilisons le plus deviennent ennuyeuses. Par exemple, nous sommes enclins au bonheur. Qui veut du malheur? Est-ce que nous invitons le malheur? Personne ne le fait. Nous sommes prédisposés à vouloir le bonheur tout le temps, alors nous abusons de nos sens – physiques aussi bien qu’émotionnels – pour nous saturer de bonheur. Finalement, pour nous rendre plus heureux, nous avons besoin de toujours plus de stimulations venant de l’intérieur comme de l’extérieur. C’est une surexploitation de nos sens, internes aussi bien que physiques.

«Qu’arrive-t-il avec la douleur, la souffrance, la tristesse? Personne n’en veut. S’il nous arrive de les rencontrer, nous les ignorons – comme si les ignorer allait les faire disparaître! Comme nous ne les utilisons pas, quelles que soient les petites souffrances rencontrées, elles sont vraiment mises en exergue. Le bonheur est atténué par abus, alors que la tristesse devient extrêmement vive par sous-consommation. Elle est tranchante comme un rasoir. Plus vous l’éviterez, plus le moindre malheur ou la moindre tristesse vous rendront fou.

«Pour les attentes également, lorsque sommes soumis à de grandes exigences de la part de nos proches, cela crée ce phénomène d’ennui et d’acuité au niveau émotionnel. Ce n’est pas que je préconise d’inviter le malheur, mais si cela arrive, ne le repoussez pas. Lorsque vos sens perçoivent de la tristesse, etc., soumettez-vous à tout le processus et soyez reconnaissants envers Dieu. Ni la tristesse ni le bonheur ne vont durer éternellement. Pouvez-vous retenir l’air dans votre poing? Vous ne le pouvez pas. C’est juste momentané. C’est la même chose pour ces montagnes russes émotionnelles. C’est pourquoi il est bon de prêter attention à l’intérieur, à votre divinité intérieure, à la présence divine dans votre cœur. Même si vous ne croyez pas en Dieu, vous pouvez le faire aussi. L’objectif principal est de s’intérioriser de façon à fixer votre mental sur ce repère, afin de l’équilibrer. Ce n’est que dans un état équilibré que nous sommes capables d’apprécier la vie.

«Commencez à accepter les choses de la vie de telle manière qu’elles ne vous ennuient pas et ne vous atteignent pas. Si la tristesse survient, habituez-vous à elle et ne l’évitez pas. Sinon, même un tout petit désagrément peut devenir une grande douleur, et c’est pourquoi la sagesse de Babuji Maharaj était de prendre les difficultés comme des bénédictions. Il est très difficile de prendre les difficultés comme des bénédictions jusqu’à ce que vous compreniez la raison qui se cache derrière.»

Après la méditation de groupe, Daaji est resté un peu dans l’appartement d’un pratiquant avant de partir directement pour Satara, à deux heures de route. Une fois arrivé à l’hôtel, il s’est reposé dans l’après-midi.


Satara: l’abus aboutit au manque de clarté et au gaspillage


Dans la soirée, Daaji s’est rendu chez un pratiquant qui avait transformé son sous-sol en salle de méditation. Il a inauguré la salle et a ensuite conduit la méditation de groupe. Après cela, il a fait un discours stimulant en hindi, mettant au défi les pratiquants du centre d’approfondir leur pratique et de construire quelque chose de plus grand.

voyages-et-conversations-avec-daaji-24-mai-au-26-2019-3«Je suis très heureux d’être ici à Satara. Ce centre existe depuis très longtemps mais il n’y a toujours pas d’ashram et le nombre de pratiquants est également très modeste. Dès que l’on démarre une entreprise, dans l’année nous construisons une maison, mais même après des années de pratique nous sommes incapables de construire un ashram. Nous avons besoin d’une structure où nous asseoir et méditer; sinon nous devrons continuer à aller à droite et à gauche. Ceci est le fier pays Maratha, celui du grand Shivaji. Apprenez de sa vie – lui qui a tout abandonné, même son royaume entier à son guru.

«Quand j’essayais de couper le ruban, je n’y arrivais pas car les ciseaux étaient émoussés. Si vous continuez à utiliser quelque chose de façon répétée, son tranchant disparaît, il s’émousse. Il se passe la même chose dans la vie.»

Daaji a ensuite répété le concept qu’il avait exposé à Pune à propos du bonheur qui s’émousse par abus, alors que le chagrin en général reste vif.

«Lorsque nous étions enfants, nous n’avions pas beaucoup de jouets et nous les partagions avec tous les membres de la famille, même avec les voisins! Aujourd’hui, les enfants ont des chambres remplies de jouets, émoussant ainsi le bonheur dès le début. Nous ne voulons pas que nos enfants soient confrontés au chagrin ou aux épreuves dans la vie, mais ce que nous ne réalisons pas c’est qu’en fait nous les gâchons par là même. Ensuite, nous nous plaignons que les enfants sont gâtés. L’une après l’autre, il y a trop d’excitations – trop de stylos, de jouets ou de cahiers excitants. Il y a tellement de gaspillage. Ça devient une tendance. Le mental devient si libre de gaspiller des choses dans la vie; et ensuite cela appliquera également cela à la gestion du temps.

«Il arrive la même chose dans le domaine de la médecine. Une personne peut commencer par une dose de médicament, disons un somnifère de cinq mg, mais après quelques mois, il se peut qu’il ne fonctionne plus et la personne va devoir doubler la dose. Notre système s’habitue trop rapidement aux stimuli, demandant des doses supplémentaires de bonheur, souhaitant écarter même le moindre épisode de désagrément!»


La croissance spirituelle grâce à l’effort personnel


Daaji a signalé à quel point il était triste d’entendre des précepteurs qu’ils n’ont pas de temps pour leur propre pratique. Certains d’entre eux disent qu’ils n’ont pas de temps parce qu’ils donnent trop de sittings. Il a suggéré que lorsqu’un pratiquant viendra pour un sitting, il pourra demander au précepteur: «Avez-vous médité aujourd’hui?». C’était une manière forte de souligner l’importance de notre pratique quotidienne, même si nous sommes très occupés.

«Lorsque la condition spirituelle est bonne, en général nous méditons plus, mais c’est précisément quand elle n’est pas très bonne que nous devrions méditer davantage. Le progrès sera alors bien plus rapide. Babuji disait souvent que lorsque nous sollicitons l’aide du précepteur ou du Maître pour le nettoyage, cela se fait, mais quand nous avançons dans la méditation et le nettoyage par nos propres efforts, en utilisant notre pouvoir de volonté, le progrès atteint chaque jour est plus méritoire. Un fils respectable veut voler de ses propres ailes et s’élever dans la vie, et sa réussite le remplira de fierté ainsi que sa famille. Si, d’un autre côté, il reste assujetti au soutien de son père, il est sûr de développer une piètre estime de lui-même, même si ça ne dérange pas son père de partager avec lui. Le père va également continuer à se faire du souci quant à la capacité de son fils à réussir dans la vie sans aucun soutien extérieur.

«Dans la spiritualité également, vous pouvez mettre le guru au défi. Demandez-lui de se mettre en retrait. Ayez le courage de lui demander de rester en arrière pendant que vous progressez. Cela ne le dérangera pas et ne l’offensera pas. En fait, il sera fier d’avoir une progéniture comme Shivaji. Je vous demande d’avoir un état d’esprit tel que celui de Shivaji Maharaj.

«J’espère que vous allez augmenter le nombre de pratiquants et avoir un ashram au plus tôt.»

Daaji est retourné à l’hôtel pour le dîner et s’est reposé.

À suivre…

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